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L'envers du vélo : des cyclistes morts ou impuissants !
En ces temps écologiques
le vélo est encensé de toutes parts, signe manifeste
d'une idéologie sous-jacente très forte et très
prégnante qui en masque la réalité. Hédonisme
et culte du corps chevauchent des vélos idéologiques.
Mais à quel prix ?
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| "Mort
d’un cycliste", de
Juan Antonio Bardem (Espagne - 1955) |
l y
a plus d’un demi-siècle, le film du réalisateur
espagnol Juan Antonio Bardem, "Mort d'un cycliste",
excita le zèle de la censure franquiste qui le catalogua
comme "gravement dangereux" et obligea le metteur en
scène madrilène a faire mourir son héroïne
moins pour sa complicité dans le délit de fuite
qu'au motif qu'une femme adultère et déconsidérée,
meurtrière de son amant responsable de l'accident, ne pouvait
s'en tirer impunément. Au début du film, la voiture
d'un universitaire madrilène et de sa maîtresse,
l'épouse d'un riche industriel, renverse par accident un
ouvrier sur son vélo. A la fin, c'est en voulant éviter
un cycliste (encore un ouvrier) que la femme précipite
sa voiture du haut d'un pont. Le film et ses dangers pour la société
franquiste se déroule entre deux scènes dont le
héros est à chaque fois un ouvrier sur un vieux
vélo… La justice sociale ferait-elle, elle aussi,
du vélo ?
Des pelotons fauchés
au bord des routes
On ne compte plus les groupes
de cyclistes fauchés par des automobilistes. En décembre
2007, en France, huit cyclistes qui participaient à une
course en faveur du Téléthon ont été
fauchés par un automobiliste, à Saint-Selve, dans
le département de la Gironde. Après la collision
l'homme les a même menacés avec une arme de poing
et un couteau à cran d'arrêt. En avril 2001, c'est
un peloton de quatorze cyclistes adolescents qui est fauché,
entre Nemours et Larchant, en région parisienne. Très
lourd bilan pour cet accident : la mort d’une adolescente
de 14 ans et onze blessés. Le 28 février 2001 plus
de 10000 cyclistes se sont réunis à Madrid pour
réclamer plus de sécurité après la
mort d’un champion espagnol fauché par une voiture
lors de son entraînement. La figure de la Faucheuse, cette
allégorie de la mort, qui marauderait sur nos routes et
dans nos villes sous les traits innocents d'une automobile, est
omniprésente dans les relations d'accident de vélo.
Et quand elle s'attaque à un peloton, son action revêt
un aspect de masse. Finalement, voiture et vélo sont intimement
liés dans une catégorie mortifère dans laquelle
la première est agent et le second patient. Acheter un
vélo c'est donc aussi s'offrir les clés de la voiture
qui va faucher votre existence au bord d'une route. Ceci explique
peut-être le nombre important de vélos qui rouillent
au fond d'un garage. S'ils n'améliorent pas la santé
de leurs propriétaires, au moins ils ne lui ôtent
pas la vie.
Le vélo est
un produit de "contre-bande" !
Le Dr Irwin Goldstein (Université
de Boston, Massachusetts) et son équipe, se sont penchés
très sérieusement sur le lien entre la bicyclette
et les problèmes sexuels. Ils ont établi que ce
sport pouvait entraîner des troubles de l’érection
chez les hommes et des difficultés à atteindre l’orgasme
pour les femmes… La selle est pointée du doigt :
"A force de se pencher et de mettre tout le poids de
son corps vers l’avant, les parties génitales ne
seraient plus irriguées correctement. Ce qui pourrait conduire
à des troubles de l’érection". Cinq
pour cent de ceux qui pédalent régulièrement
souffriraient d’impuissance : "Pédaler plus
de trois heures par semaine est lié à des troubles
de l’érection modérés à sévères"
confirment les auteurs. Les femmes seraient également touchées
par les "méfaits" du vélo : leur clitoris
est lui aussi moins bien irrigué. Chez les femmes, trop
de bicyclette éloignerait l’orgasme. Les médecins
souhaitent simplement prévenir les personnes qui passent
de longues heures chaque semaine sur leur selle de vélo.
Et les incitent à user de leur petite reine avec modération.
Ils devraient changer de selle et varier leurs positions sur le
vélo. Le Dr Irwin Goldstein estime qu'il devrait y avoir
un avertissement sur les vélos puisqu’il s’agit
d’un vrai problème médical. Du genre : "Nuit
gravement à la galipette" ?
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Robert Marty
| 26.01.08 |
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