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La « libération de la femme » a été un des thèmes porteurs de la fin des années 1960 et du début des années 70, inscrit dans un combat général faisant suite à la seconde guerre mondiale et intégré à la guerre froide, à savoir la lutte anti-coloniale. Il s’agissait de libérer les peuples du « joug de la métropole », les femmes du « pouvoir phallocrate ». Le manichéisme était de rigueur : la puissance coloniale ne pouvait être que « maléfique » et la domination masculine « oppressive ». Un rapport de force était instauré entre le mâle blanc, souvent chrétien, et le reste du monde, le non-blanc, homme ou femme, de même que la femme blanche, assimilée à la victime du bourreau génocidaire qu’est l’homme blanc, au même titre que les Indiens d’Amérique... Il était bon de défendre le faible. Mais les luttes anti-coloniales ont accouché de nouveaux Etats qui ont reproduit un système répressif étatique semblable à celui de la puissance coloniale. Si la femme a pu se libérer, ce n’est guère qu’en Occident, où la femme-objet est devenu un objet sexuel.
La femme colonisée revendique les droits du colon
La femme, libérée, est devenue l’égale de l’homme, elle est un homme comme un autre. C’est bien là le drame : au lieu de préserver une certaine féminité ou de promouvoir une autre façon de penser, la femme s’est calée et a calqué le style masculin, notamment en politique. De sorte que la libération de la femme n’a rien amené de nouveau, n’a rien bouleversé dans le mode de pensée : la femme fume comme un mec, boit comme un mec et développe autant de cancers liés à l’alcool et au tabac qu’un mec. La différence se perd, et, en recentrant la lutte féministe dans les luttes anti-coloniales, on assiste paradoxalement au succès de la colonisation puisque le colonisé (ici la femme) revendique les mêmes choses que le colon (ici l’homme) et s’assimile à lui. Ce phénomène est bien occidental, car, dans l’ensemble des nouveaux pays qui accédaient ou retrouvaient une liberté différente de celle de la puissance coloniale, la condition de la femme n’a que peu ou pas évolué, voire a régressé. Et l’Occident en a été complice... Souvenons-nous que les médias occidentaux ont été plus choqués par la destruction de Boudas par les talibans que par leur comportement envers les femmes. Il est de bon ton de critiquer l’Eglise, de préférence l’Eglise catholique, en ce qui concerne le traitement de la question féminine, mais dans nombre de pays musulmans et/ou animistes les femmes ne sont considérées que comme des objets correspondant à un certain statut social (gavage des fillettes en Mauritanie, excision dans certains Etats africains, etc). Avouer et condamner cela revient en quelque sorte à désavouer les luttes anti-coloniales, et à prendre des risques.
La godiche de la télé des années 60 va finir dénudée
Libérée, la femme devient un véritable sujet, elle quitte son statut d’objet, « fille de… » et « femme de… » pour devenir quelqu’un, en théorie. Au Parti Socialiste français, attendu sur ces revendications, Madame Aubry est encore présentée comme fille de Monsieur Delors, et Madame Royal comme ex de Monsieur Hollande. Et dire que les femmes ne vivent et ne pensent par elles-mêmes que depuis peu est des plus faux : les précieuses françaises tenaient déjà salon au XVII. Ce qui est nouveau, c’est que parallèlement à la libéralisation de la femme, nous avons assisté, en réaction, à son hyper-sexualisation : dans les medias, la présentatrice un peu godiche des années 50-60 est devenue une potiche, belle muette dans le décor, peu à peu dévêtue. Il ne s’agit pas de critiquer le fait que pour vendre un yaourt soit montrée une femme nue mais de constater que la représentation de la femme est devenue de plus en plus agressive : objet de désir ou de fantasme dans les clips de rappeurs, elle devient sujet sexuel. La proie est devenue prédateur et la femme revendique moins sa féminité que sa sexualité en se mettant au même plan que l’homme. Rien ne change en définitive, les rôles ne sont même pas inversés, nous assistons à une généralisation de la phallocratie. Belle victoire du féminisme qui finit par réduire le choix au tchador ou au string apparent. Dans tous les cas, ce sont les hommes qui ont gagné en renforçant la colonisation des esprits.
Ai làs! Quines veritats com a temples que ha dit en el seu article senyor Massot! Sembla mentida que la dona no hagi sabut, o potser pogut, aprofitar-se dels anys en què els homes eran confossos i creien que la batalla començaben a perdre-la. Ara el mascle s'ha enfortit tot convertir-se també ell en objecte de desig. Només cal veure com són aceptades modes com ara la depil·lació o sortir nu als calendaris, ja siguin policies o bombers, però sense haber-hi perdut ni una mica del seu pode... Lire tout le commentaire
Votre analyse est d'une grande pertinence et je peux en témoigner en connaissance de cause puisque j'ai été marié trois fois et j' ai pu observer de trés près les phénoménes décrits dans vos articles de la CLAU dans la réalité des procédures de Divorce à Perpignan et le comportement des mes "épouses" dans cette circonstance ... Le féminisme qui souvent est lié à une forme de matriarcat déguisée fruits de la soi-disante "émancipation-libération des femmes dont se réclament ... Lire tout le commentaire
Rien qu'en lisant le titre : "le féminisme a colonisé l'esprit des femmes par l'Homme", phrase grammaticalement bancale et stylistiquement douteuse, on n'est pas surpris de la nullité du reste ! C'est incroyable de voir comme certains ont vite fait de croire qu'ils "pensent" parcequ'ils manient rapidement quelques mots et se précipitent pour déverser publiquement le résultat attérant de leur maîgre activité mentale. Cette série d'article sur le féminisme est d'un niveau déficient. Ce... Lire tout le commentaire
Oui les hommes sont singés...ou pas ? Mettre tous les maux du monde sur notre dos,comme ce fut le cas auparavant nous à peut-être fait passer la femme pour un être capable de tout résoudre,de tout comprendre,de tout pacifier,d'être moins agressive et plus humaine...Et si au final,nous nous étions trompés? Et si au final les deux sexes étaient tout aussi bornés l'un que l'autre ? Enfin quoi,ce n'est pas un chromosome "x" ou "y" qui décide de l'Humanité d'une personne. Et aussi pourquo... Lire tout le commentaire
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Si la commune, héritière de la cité, a une origine quasi immémoriale, si le concept d’Etat ...
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De l’Elysée, ou Matignon, ou leurs succursales, pour quoi prend-on aujourd’hui les régions françaises, ...
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