Après l’avènement de l’aéroport de Girona, qui laisse deviner que le pôle aérien de Perpignan s’est déplacé au Sud, voilà que les événements auréolés de prestige reviennent aussi au Sud, à l’instar des concerts de stars mondiales, dont Jessie Norman, le 4 novembre, toujours à Girona. Dans cette esprit de conquête culturelle, autochtone et internationale, la Fondation de la banque La Caixa, associée aux studios parisiens NBC Photographie, présente pour la première fois en Catalogne et en Espagne une grande exposition consacrée à Charlie Chaplin, revisité à travers des photographies, des affiches, des documents de travail et des extraits de films, dont quelques inédits.
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Perpignan renoue avec son pays à travers une exposition inédite d'une soixantaine d'oeuvres restaurées, échelonnées du 13e au 19e siècles, créées sur des bois polychromés, des toiles, papier, métaux et textiles. Ces oeuvres multiséculaires, issues des lieux saints du Pays Catalan, sont échappées du Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil général des Pyrénées-Orientales, dont elles constituent une rétrospective de l'activité menée depuis 1998. Unique en territoire français, ce temple de la rénovation historique abrite la passion de maîtres en restauration d'oeuvres, contemporaines du Royaume de Majorque pour les plus antiques, toutes issues d'un territoire chargé en créations populaires aux antipodes de l'art moderne par leur caractère évident, ancré dans les mémoires, parfois sans importance en vertu de leur banalisation voire de leur utilité concrète : croix processionnelle de Nohèdes en bois sculpté et polychromé du 17ème, ou Saint Ignace de Loyola, huile sur toile du 17e siècle prélevée après un incendie à Sorède, Dévôt-Christ de Perpignan, soieries et broderies.
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Un photographe, un peintre contemporain, un sculpteur sur fer, un peintre et sculpteur sur bois exotiques… Ces artistes aux parcours bien différents se réunissent sous l’ombrelle d’une question qui a de quoi nous inquiéter au seuil de l’automne. Car à l’évidence la « place de l’Art » par temps de crise durable peut être reléguée aux seconds rôles… ou s’avérer défendable, comme une survivance fugitive. D’autant plus que ce rendez-vous peut jouir d’une fréquentation rendue propice par sa gratuité et même, pour les automobilistes roussillonnais devenus économes, un accès en bus par la ligne 15 de la Compagnie CTMP.