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Art


Une rétrospective de Balbino Giner Garcia est visible à « A Cent mètres du centre du monde ». Une occasion de faire le tour de cette galerie importante, ouverte à Perpignan en 2004.

Balbino Giner, A Cent Mètres du Centre du Monde, à Perpignan

Vendredi 30.4.2010. 21:00h

Le centre d’art "A cent mètres du centre du monde" a ouvert en 2004 sur une initiative de Vincent Madramany, son fondateur et directeur. Il s’agit d’une initiative qui lui revient entièrement. Vincent Madramany a été un important chef d’entreprise implanté au marché international Saint-Charles de Perpignan. En parallèle, il a réuni une collection d’artistes vivants. Son arrière cour abritant un immense ancien magasin, il a fait le rêve d’y créer un grand centre d’art contemporain. C’est avec quatre ans de retard sur ses prévisions, en 2004, que Madramany ouvre ce lieu, exploité par une association regroupant de nombreux mécènes.

Une ligne d’expositions

Dès le départ, les choix de Vincent Madramany en matière d’art sont clairs : sa collection reflète ses goûts. Et c’est sans doute là sa force : là où les instances publiques sont contraintes à des commissions et des compromis inévitables, les collectionneurs privés sont souvent monomaniaques. Vincent Madramany est né à València, dont il connaît bien la scène, et possède des œuvres de plusieurs artistes : Armengol, Barberà, Heras. Chacun d’eux se voit d’emblée consacrer une exposition monographique avec catalogue. Des coproductions se mettent en place avec l’Institut Valencien d’Art Moderne (IVAM). Les choix sont précis et reflètent, à la manière d’une fondation naissante, les goûts et l’histoire du fondateur.

La peinture française

Puis une série d’expositions explore l’œuvre d’artistes français : Viallat, Ben tout d’abord. Difficile de faire du nouveau avec ces vieux loups, d’autant qu’ils ont beaucoup été montrés dans la région. Les expositions ont au moins l’avantage de montrer la fidélité de Madramany à ces artistes des années 1970. Mais la véritable passion du collectionneur valencien est dédiée à l’œuvre de Jean le Gac. Celui-ci se voit consacrée une exposition en 2006 qui fait date dans la biographie du peintre de la galerie parisienne Templon. Madramany continue d’ailleurs de prêter de nombreuses œuvres du peintre pour des expositions, à Paris ou ailleurs.

Balbino Giner Garcia

L’exposition en cours, celle de Balbino Giner, coproduite avec le consortium des musées de València, retrace le parcours du peintre né à València et mort à Perpignan. Plus d’une centaine d’œuvres sont accrochées, pour reprendre les traces singulières laissées par l'artiste. Une peinture aux styles éclatés, de l’académisme tardif des années trente à un expressionisme à la Kirchner. Le grand nombre d’œuvres et l’accrochage thématique rendent difficile la compréhension globale. L’exposition peine à nous faire saisir l’intérêt réel de l’œuvre de Balbino, les superlatifs ne faisant pas un commissariat. Mais l’œuvre elle même est tellement inégale que l’exercice est périlleux. Au moins, hommage est rendu à ce prophète en son pays.

Entre deux eaux

Le centre, après six ans d’existence, joue un rôle phare dans le paysage perpignanais, où l’art contemporain n’est souvent qu’une ballade entre gens qui sont nés quelque part. On aime vraiment lorsque Madramany est plus indépendant, et découvre de jeunes artistes allemands tels que Eichhorn (2006), ou français (Corpet 2007, ou Penchréac’h, à venir). Mais sans doute, pour rencontrer le succès public et médiatique, faudrait-il programmer, à la manière des fondations, d’importantes et historiques expositions estivales, n’ayant pas forcément de lien de territoire avec la Catalogne. Quitte à élargir à l’histoire de l’art moderne, autant présenter des artistes majeurs qui, attirant des publics plus nombreux, feront bénéficier de leur aura les autres expositions du centre. Une telle démarche impliquerait de passer un cap structurel bien sûr, mais également culturel dans une région où l’histoire de l’art ressemble parfois à une condamnation. C’est l’espoir que porte aujourd’hui le centre d’art de Vincent Madramany.

« Balbino Giner Garcia », A cent mètres du centre du monde (A.C.M.C.M), 3, avenue de Grande Bretagne 66000 Perpignan. www.acentmetresducentredumonde.com. Jusqu’au 13 juin 2010.

Balbino Giner a
Balbino Giner a "A Centre Mètres du Centre du Monde" / Marc Schmucke
Vicenç Madramany, fondateur de la galerie / Marc Schmucke
Vicenç Madramany, fondateur de la galerie / Marc Schmucke
Vernissage de l'exposition, le 17 avril 2010 / Marc Schmucke
Vernissage de l'exposition, le 17 avril 2010 / Marc Schmucke



Marc Schmucke

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Commentaires

4. Aficionada - COLLIOURE 01.11.2018. 12.30h

Balbino fils, le soi disant barbouilleur, qui contrairement à son père, sort des sentiers battus,et s'efforce de rechercher une autre esthétique et du sens à sa peinture, sachez pauvres détracteurs, donneurs leçons de morale que Balbino GINER FILS est sélectionné pour participer à la BIENNALE INTERNATIONNALE D' ART CONTEMPORAIN DE FLORENCE et si vous êtes dévoré par la curiosité picturale, cela se d&e...
Lire tout le commentaire


3. catalan 01.10.2017. 15.30h

sacré BALBINO qui habitait Rue de la Cloche d'Or et qui rentrait BOURRE de je ne sais ou qui stoppait sur la place JEAN JAURES et vociferait de tout son saoul - j'étais arpette dans le coin et ses cris et hurlemnnts nous rêveillaient --- sacre vedette ce BALBION masi eminement sympathique


2. Paul Hisson - Perpignan 26.6.2015. 10.15h

le problème, cher Marc, est plus général: c'est toute la programmation "arts plastiques" à Perpignan qui souffre d'une absence totale de lisibilité. Et de communication. Et c'est dommage car pour les pyrénées orientales ce pourrait être un axe porteur, quand on voit ce que fait l'axe céret-collioure. ceci dit, je préfère ce balbino giner à l'autre.


1. judel.66 03.7.2015. 16.00h

le vrai balbino est exposé au centre du monde....pas le fils barbouilleur qui n'hesite pas a saboter et salir la memoire et l'oeuvre de son père en utilisant le prenom de "" balbino "" meme si c'est aussi le sien , le fils devrait avoir le respect , la pudeur et l'honneteté de ne pas utiliser le prenom de son pere....


5 -10 -20 -Tous
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Commentaires

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