Si la commune, héritière de la cité, a une origine quasi immémoriale, si le concept d’Etat ...
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Passé le Traité des Pyrénées, en 1659, la première grande réorganisation territoriale ...
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De l’Elysée, ou Matignon, ou leurs succursales, pour quoi prend-on aujourd’hui les régions françaises, ...
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L’exhumation d’archives musicales ne contente souvent que les amateurs avertis, à quelques exceptions près. Le nouveau ...
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Cette saison, le pouvoir de la télévision se manifeste par l’arrêt des émissions, en Côte d’Ivoire, de la chaîne ...
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On remarque souvent que les sportifs entre eux, ne font pas de différences selon leur niveau. On peut voir des champions du monde côtoyer des amateurs à longueur de journée. Ils sont amis, juste amis. Pas de hiérarchie, pas d'arrière pensée. Ils peuvent même jouer ou s'affronter à l'occasion. Il en est de même chez les artistes. Ils ne se jugent pas entre eux, ou, s'ils le font, c'est avec une grande pudeur et dans le seul but de comprendre une démarche. Pourquoi ? Parce qu'ils savent que le temps, et la part d'âme nécessaires à réaliser un chef d'oeuvre qui marquera l'humanité, sont les mêmes que ceux qu'un artiste mineur consacre à une oeuvre que l'on oubliera.
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En 1966, alors qu’il était peintre comme tout le monde, Baldessari décide de prendre l’ensemble de ses tableaux et de les amener au crématorium. Les cendres lui sont rendues dans 9 boîtes, qu’il conserve précieusement. Avec une partie de celles-ci, il cuisine des cookies. “L’idée que ces tableaux retournent à la terre, grâce à la merde, me plaisait beaucoup” dit-il, en ajoutant “j’étais vraiment malade”. Démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Pierro Manzoni, autre artiste conceptuel, qui vendit ses boites de “merda d’artista” au prix du gramme d’or (elles valent bien plus cher aujourd’hui!).
George-Daniel de Monfreid naît en 1856 à New York d’une mère toulousaine actrice de théâtre en tournée et d’un père militaire dans la marine. Les recherches récentes tendent à montrer que ce père appelé “de Monfreid” est un personnage de création visant à cacher le véritable géniteur, marié par ailleurs, et richissime habitant de Boston. Cette fortune familiale explique peut-être l’achat d’un château : le domaine Saint-Clément, à Corneilla de Conflent. Le climat de moyenne altitude convient à la santé de Mme de Monfreid, et le jeune George (sans ‘s’, à l’américaine) passe le plus clair de son enfance dans la propriété catalane.
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Maillol a été mal connu et peu aimé des Catalans, particulièrement les habitants de son propre village, Banyuls. Dans cette première partie de vingtième siècle, le poids des traditions et de la religion n’étaient pas en faveur de la bonne réception d’un artiste en Pays Catalan de France. Qui plus est si ses oeuvres présentent pour la plupart des femmes nues. Pourtant, Aristide Maillol (8 décembre 1861 - 27 septembre 1944) n'a jamais vraiment quitté sa terre natale. Certes, la nécessité de se faire connaître, de vendre ses oeuvres aussi, l'ont fait, dans un contexte français, vivre une partie de l’année à Marly-le-Roi, en région parisienne.
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On ne se rend pas bien compte, blasés que nous sommes, à quel point la physique actuelle regorge de théories à faire tomber de sa chaise. Pendant que la notion de “réalité” est mise à toutes les sauces dans les textes sur l’art, les chercheurs en sciences dures, les vrais, conquièrent au galop les domaines de l’infiniment grand et de l’infiniment bizarre. Il le font, sans même se demander si la réalité existe. Et losque de temps en temps, de grands savants, grandes âmes se penchant vers nous, se lancent dans de périlleux exercices de vulgarisation, le résultat est pour le coup irréel: distorsions de l’espace et du temps bien sûr, mais surtout théorie des cordes, trous noirs, univers parallèles, énergie noire, etc.
Si l’on essaie d’avoir une lecture linéaire de l'histoire de l’art, le passage à la modernité s’est déroulé au tournant du 19ème et du 20ème siècle. Selon les affinités et les préférences des historiens et théoriciens, un artiste ou un autre, un mouvement ou un autre, se voit assignée la haute responsabilité de ces bouleversements. Pour les peintres, on parle de Monet, ou de Matisse, ou de Picasso. Pour les artistes d’avant garde, c’est sans doute Dada, ou mieux encore Marcel Duchamp, dont le nom revient à foison dans les manuels d’histoire de l’art moderne et contemporain.
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Le musée Fabre de Montpellier propose jusqu’au 20 septembre une importante rétrospective de l’œuvre d’Alfons Mucha (1860-1939). Si le nom de Mucha est célèbre, ses créations le sont encore plus, tant on peut dire qu’il est LE représentant du style art nouveau. Autrement dit, il est quasi impossible de ne pas avoir en mémoire une de ses affiches conçues pour les spectacles de Sarah Bernhardt, ou encore les publicités pour Lefebvre Utile (LU) ou les papiers à cigarette JOB de Perpignan.
Il est tentant de ranger les artistes dans des catégories; les photographes qui plus est, courent le risque de se voir affublés soit du nom de photojournaliste d’un côté, soit de photographe plasticien de l’autre. D’un coté l’info, de l’autre l’art. D’autant plus que, dans la ville de Visa pour l’image, Perpignan, le filtre puissant du festival altère notre vision de la chose photographique. En effet, où mettre Avedon, Martin Parr, ou même Cartier-Bresson ? Les querelles valaloïdesques passent, les photographies restent.
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Co-organisée par le Musée des beaux arts de Montréal et le musée national de Monaco, l’exposition “Un fauve en ville” est la première rétrospective d’importance du peintre flamand, à l’exception notable d’un préalable languedocien, à Lodève, en 2004, et à la fondation Gianada de la ville de Martigny, en Suisse, en 2002. Le musée de Montréal, dynamique musée francophone résistant on ne sait comment à l’empire américain, est d’ailleurs entré depuis quelques années dans une politique de coproductions systématiques avec des musées européens, comme on le verra à Montauban cet été avec “Ingres et les modernes”, la pertinente exposition menée à l’initiative de Florence Viguier, directrice du Musée éponyme au Nord de Toulouse.
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Des nuances de vert, de jaune et de noir se présentent verticalement. Quelques instants, puis notre cerveau recompose l’image de manière à l’associer à du connu : il s’agit d’un grand rideau, probablement d’un épais tissu, dont le cadrage serré interdit toute localisation : théâtre (le rideau semble de l’épaisseur requise, mais la couleur...), maison bourgeoise, paravent ? On alterne entre la pente naturelle de l’esprit à mettre un nom sur les choses, qui date dit-on d’avant le déluge, et celle du coeur à prendre le temps de regarder une simple peinture.
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